L'état de choc
photo: Sarveshwar
C'est réaliser qu'une partie inconnue du cerveau a pris le contrôle.
Cette partie a baissé un rideau de fer entre elle et tout le reste du cerveau. Une énorme partie du cerveau. La majeure partie.
Cette partie contrôle les actions indispensables du moment, prévoit, planifie avec un sang-froid redoutable. Pour être sûre qu'aucune émotion ne puisse trouver un passage dans ce rideau de fer, elle a pris le soin parallèlement d'anesthésier tous les nerfs.
Mais cette partie du cerveau a quelques faiblesses. En contrôlant si bien les émotions et les souvenirs, elle laisse la mémoire immediate sans surveillance. La mémoire immédiate qui est partie en roue libre, et qui par ses manquements grossiers et répétés fut la seule manifestation qui me prouvait que oui, ce qui m'arrivait, m'atteignait. Que je n'étais pas tout à fait un monstre.

Commentaires
Enregistrer un commentaire